Historique

Année 2010 : une demande ministérielle pour mieux connaître l’apport des sciences participatives à la connaissance naturaliste

Le 17 juin 2010, la secrétaire d’État chargée de l’écologie, Chantal Jouanno, adressait un courrier de mission relative aux sciences participatives à Gilles Bœuf, président du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN). Chantal Jouanno précisait l’intérêt de connaître le patrimoine en matière de biodiversité de la France afin de pouvoir le protéger et le valoriser. La connaissance de ce patrimoine reste insuffisante au regard du faible nombre de dispositifs de suivi. Les sciences participatives permettent de collecter des données précieuses afin de mieux connaître la biodiversité.

Ainsi, la secrétaire d’État a donné pour mission à Gilles Bœuf de recenser les programmes de sciences participatives, d’identifier leurs forces et faiblesses, et de faire des recommandations quant à l’organisation globale nécessaire à la structuration de ces programmes.

N.B. : le rapport de Gilles Bœuf a été publié en janvier 2012. Pour le lire, cliquez ICI.

Année 2011 : de rencontres d’acteurs de sciences participatives…

Suite à la conférence de presse Vigie Nature du 28 avril 2011 et suite à la réunion du 22 septembre 2011, organisée par le MNHN avec les porteurs de projets de Vigie Nature et quelques projets transversaux sur l’animation des réseaux et la gouvernance des sciences participatives, la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme (FNH) s’est portée volontaire avec Natureparif pour participer à l’animation et à la structuration des sciences participatives.

Ont alors été organisés les 17 Novembre 2011 par FNH et le 31 janvier 2012 par Natureparif les deux premiers ateliers nationaux rassemblant les porteurs de projets de Vigie Nature et aussi les porteurs de projets de nombreux programmes de sciences participatives sur toute la France. Ces ateliers ont portés sur : 

  • la présentation des programmes de sciences participatives ;
  • les financements des programmes de sciences participatives ;
  • l’inventaire de programmes en vue de la réalisation d’un calendrier national des sciences participatives ;
  • la structuration des programmes de sciences participatives ;
  • les questions de mobilisation des observateurs des programmes de sciences participatives.

Année 2012 : …à la constitution du Collectif National Sciences Participatives-Biodiversité

À l’issue de l’atelier du 31 Janvier, a été suggéré de mettre en place un Collectif National plus opérationnel de ces ateliers de sciences participatives. A alors été créé le Collectif National Sciences Participatives-Biodiversité (Comité National - SPB).

Ce collectif, tout d’abord animé par la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l'Homme (FNH) est aujourd’hui co-animé avec l’Union Nationale des Centres Permanents d’Initiatives pour l’Environnement (UNCPIE). Ses membres se réunissent régulièrement et mettent en place progressivement des actions collectives sur la base des objectifs opérationnels qu'ils ont définis.

A partir de l’année 2012, le Collectif contribue à nourrir l’un des indicateurs de l’Observatoire national de la biodiversité (ONB) : le nombre de participants actifs* aux programmes de sciences participatives. Cet indicateur permet de suivre l’évolution de l’implication de la société en faveur de la biodiversité et sa connaissance.

Les animateurs du Collectif recueillent les données de l’année précédente auprès des porteurs de projets (soit près de cent structures interrogées) et les transmettent à l’ONB.

* nombre de personnes inscrites à un programme de sciences participatives ayant fourni au moins une donnée dans l’année

L'indicateur est mis à jour annuellement et disponible sur le site de publication des indicateurs de l'ONB.

Aujourd’hui

Le Collectif réunit les acteurs, souvent nationaux, et volontaires pour participer à des réflexions partagées sur les enjeux, les objectifs, les outils et les méthodes déployées en matière de sciences participatives. Il n’en oublie pas pour autant l’ensemble des acteurs français qui agissent dans ce domaine, en proposant des temps de rencontres ainsi que des temps de présentations de programmes lors de ses réunions plénières.

Le croisement des savoir-faire et des compétences permet d’avancer tous ensemble vers une meilleure connaissance des programmes de sciences participatives, vers des liens plus structurés entre les programmes et in fine, une progression de la connaissance de la biodiversité et de l’implication citoyenne.