Contexte et enjeux du SINP


Contexte

La préservation de la diversité biologique et de la diversité des paysages est un objectif partagé par une large communauté d’acteurs publics, privés et associatifs. Au niveau national, c’est l’objectif de la stratégie nationale pour la biodiversité (SNB) et de la politique française des paysages. Au niveau international, c'est celui de la convention sur la diversité biologique ratifiée par plus de 150 États et de la convention européenne du paysage ratifiée par 35 états.

L’atteinte de cet objectif nécessite de développer la connaissance scientifique et l’observation du patrimoine naturel, de la biodiversité et des paysages. Celles-ci sont indispensables pour élaborer, suivre et évaluer les politiques en matière de préservation et de restauration de la biodiversité et de protection, d’aménagement et de gestion des paysages. Les orientations pour la mise en œuvre de la convention européenne des paysages indiquent que : "l'identification, la caractérisation et la qualification des paysages constituent la phase préliminaire de toute politique du paysage".

Elles sont aussi nécessaires, pour, d’une part, évaluer les impacts sur la biodiversité des politiques sectorielles, programmes, plans et projets et, d’autre part, suivre et évaluer les principales évolutions du paysage. De plus, l’information sur la nature et les paysages doit permettre à la France d’inscrire son action dans les démarches européenne et internationale. Enfin, la mise à disposition de cette information est une des clefs de la participation des citoyens à l’élaboration des décisions publiques ayant une incidence sur l’environnement conformément à l’article 7 de la Charte de l’Environnement et la convention d'Aarhus.

La production de connaissances scientifiques passe par une amélioration de la cohérence et de l’homogénéité des données, actuellement insuffisantes ; la raison en est notamment la diversité et les caractéristiques des différents acteurs ainsi que le niveau du financement public consacré au recueil de données. Cette amélioration nécessite de renforcer le fonctionnement en réseau des multiples acteurs participant à l’acquisition de ces données, de mutualiser plus largement les méthodes et outils utilisés, de valoriser les acteurs et reconnaître leur travail. Enfin, il est nécessaire de mieux garantir la validité scientifique de ces données.

Les enjeux du SINP sont nombreux

  • mettre à disposition des citoyens une information suffisante pour permettre le débat public, faciliter la prise de décision dans un cadre démocratique,
  • permettre la mise en place de meilleurs services au citoyen,
  • décloisonner les informations entre autorités publiques, citoyens et acteurs économiques,
  • favoriser le développement durable par l'utilisation de données géographiques pertinentes.

C'est un dispositif partenarial entre le Ministère en charge de l’Écologie, les établissements publics, les associations, les collectivités locales intervenant dans la production, la validation, la gestion, le traitement, la valorisation et la diffusion des données naturalistes et des informations concernant les paysages.