SINP Pays de la Loire

Le chantier du SINP en région des Pays de la Loire n'a véritablement commencé qu'en janvier 2017, lorsque la Région et la DREAL ont accepté la proposition du Conservatoire d'espaces naturels (CEN) d'explorer les outils de visualisation de données faune-flore. Cette première étape a été privilégiée de manière à commencer par "donner à voir" ce que serait le résultat final, c'est à dire à montrer la partie la plus visible du SINP qui est l'interface web de visualisation grand public des données naturalistes.

A l'issu de ce travail d'audit sur une douzaine d'outils en France et à l'international, et en avant dernière étape de la sélection, le CEN a retenu trois outils :

  • Atlas of Living Australia,
  • Obsnat (Web'obs),
  • Géonature-atlas (Biodiv'Ecrin).

En définitive, une communauté de développeurs dynamique et la libération du code ont amené le CEN à proposer "Géonature-atlas". Il se trouve par ailleurs que Ginco, proposé aux DREAL par le Museum, est basé sur "Géonature-atlas". L'outil "Obsnat" très ergonomique et aux fonctionnalités intéressantes avait l'inconvénient de ne pas offrir de visibilité suffisante concernant la libération de son code. Quant à "Atlas of Living Australia", sa complexité de développement et d'administration le rendait hors de portée des acteurs régionaux.

 

Le choix de l'outil de visualisation des données étant arrêté, la priorité se porte maintenant sur les autres composantes de la plateforme régionale et notamment la gouvernance et la charte.

 

Deux premières réunions en octobre et novembre 2017 ont mobilisé les têtes de réseaux naturalistes régionales. La deuxième s'est réunie dans le format du "groupe biodiversité de Géopal", plateforme d'information sur l'environnement de la Région.

La réunion du 21 février 2018, également en formation "Géopal", et à laquelle participaient deux personnes de l'UMS-PatriNat chargées du SINP, est fondatrice car elle a permis de lever les dernières questions sur le statut des données figurant au SINP et leur éventuel floutage, et a permis de proposer une feuille de route pour définir la gouvernance et rédiger une charte pour la fin de l'année.

 

De son côté, le Conseil scientifique régional du patrimoine naturel (CSRPN) a accepté, en décembre 2017, de se saisir du chantier de la liste régionale des espèces sensibles, à partir du printemps 2018.

 

Parallèlement et depuis 2013, la DREAL expérimente la collecte des données de faune et de flore issues des études et inventaires menés dans le cadre des Plans nationaux d'actions, de Natura 2000, et globalement, issues de sa politique de soutien à l'acquisition de la connaissance naturaliste, par l'utilisation d'un format de collecte annexé aux arrêtés de subventions, aux conventions et aux cahiers des charges des marchés. Ce format qui reprend notamment les champs obligatoires du "standard d'occurrence de taxons", a ainsi permis aux producteurs naturalistes régionaux de se familiariser avec l'habitude de verser une partie de leurs données dans la sphère publique. Les quelques milliers de données aujourd'hui détenues par la DREAL ne sont cependant pas diffusées en attente de la mise en place effective de la plateforme. Néanmoins, un premier test d'échange entre la DREAL et le Museum, via Ginco, est prévu très prochainement.

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