Présentation

Définition

Le Collectif National Sciences Participatives – Biodiversité s’entend autour de la définition suivante :

« Les sciences participatives sont des programmes de collecte d’informations impliquant une participation du public dans le cadre d’une démarche scientifique. L’application de ces sciences participatives au domaine de la biodiversité se décline en 3 objectifs :

  • avoir des données sur la nature et la biodiversité pour étudier son état de santé (monitoring de long terme) ;
  • produire des outils de sensibilisation et d’éducation à la nature et à la biodiversité ;
  • former une communauté et mobiliser autour d’enjeux liés à la nature ».

Les sciences participatives rapprochent chercheurs et citoyens dans des objectifs de connaissance et préservation de la biodiversité. Elles reposent souvent sur un trinôme : un organisme scientifique qui élabore les protocoles et analyse les données, une association qui assure l’animation du programme et bien évidemment la communauté d’observateurs. Les sciences participatives constituent aujourd’hui un formidable outil de mobilisation citoyenne, et d’initiatives associatives et publiques en faveur de la biodiversité, comme le prouve le panel de programmes mis en place et la participation qu’ils connaissent.

Les sciences participatives en France

En France, une première approche d’observation participative de la biodiversité a vu le jour pour les ornithologues en 1989 avec le Suivi Temporel des Oiseaux Communs (STOC), coordonné par le Centre de Recherche par le Baguage des Populations d’Oiseaux du Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN). En 2006, Noé Conservation et le MNHN lance le premier observatoire participatif des papillons des jardins ouvert au grand public : les sciences participatives arrivent en France !

Depuis, de nombreux projets ont vu le jour aux échelles nationale et locale, pour la faune et la flore, pour les espèces terrestres et marines, etc. Il existe ainsi près de 200 projets en France. Face à la multiplicité et à la diversité de ces programmes, les acteurs des sciences participatives s’interrogent et progressent ensemble sur les questions relatives à la propriété et à la mise à disposition des données, à la qualité des données relevées et leur compatibilité avec des bases de données comme le SINP. Le volet pédagogique, l’animation et la fidélisation des observateurs sont aussi des sujets étudiés et partagés par les porteurs de projets de sciences participatives.

Les ouvrages de référence

Vous pouvez retrouver davantage de bibliographie dans la base bibliographique de Vigie-Nature.